L'encre coule, le sang se répend, la feuille buvar absorbe d'émotion. Sac d'images dans ma mémoire. Je parle de ce que mes proches vivent de ce qu eje vois, des mecs coulés par le désespoir, qui partent à lé Dérive. Des mecs qui pour 20000 de shit se déchirent. Je parle du quotidien, écoute bien, mes phrases font pas rire. Rire, sourire, je pense à Momo, qui m'a dit "a plus", jamais je ne l'ai revu. Tenter le Diable pour sortir de la Galère, t'as gagné frère, mais c'est toujours la misère pour ceux qui poussent derrière. Pousse, pousser, au milieu d'un champs de béton. Grandir dans un parking & voir les grand faire rentrer lesronds. La pauvreté ça fait gamberger, en deux temps trois mouvement, on coupe, on compresse, on découpe, on emballe, on vend à tour de bras, on fait rentrer l'argent, du crack, ouais c'est ça la vie. & parle pas de RMI, ici, ici, ici, le rève des gosses, c'est la golf GTI, survèt Tachini. Tomber les femme à l'aise. Sur scarface, jsuis comme tout le monde, je délire bien, Dieu merci, j'ai grandi. Lui qui crève à la fin. La fin, la faim, la faim justifie les moyens. 4, 5 coups malsains, et on tient jusqu'a demain, après on verra bien. On marche dans l'ombre du malin, du soir au matin, tapis dansun coin, couteau à la main, bandit de grand Chemin. [ ... ] Mais je ne pense pas à demain, parce que demain c'est loin.